Dans l’environnement socio économique encore difficile d’aujourd’hui, les
systèmes d’information représentent à la fois une charge et une opportunité.
D’un côté des efforts sont demandés aux prestataires, des évolutions techniques
coûteuses sont reportées et on recherche la diminution des budgets, de l’autre
des projets d’automatisation métier et de centralisation d’information voient
le jour pour renforcer la productivité.
Pour satisfaire ces attentes, il faut pouvoir partager des décisions souvent
difficiles entre les métiers, l’informatique et la direction financière. C’est
pourquoi une approche structurée des coûts informatiques est nécessaire :
elle est un outil d’analyse et de comparaison qui peut s’étendre du pilotage
informatique (« pourquoi est-ce que la mise à disposition de cette
application est-elle la plus coûteuse parmi notre portefeuille
applicatif ? »), au pilotage métier par la quantification fine des coûts
et des gains apportés aux utilisateurs métiers par le système d’information
(« Quel impact sur la productivité aura la mise en place de cette nouvelle
fonctionnalité ? Parmi mes projets, lequel dois-je reporter cette année
?»).
Cette approche par la mesure se heurte encore bien souvent à des réticences
internes qui expliquent la persistance de chiffrage artisanaux et peu
fiables :
- Difficulté des directions informatiques et financières à travailler
ensemble,
- Vision de la seule quantification des charges et pas des gains,
- Manque d’outil et de compétences pour exploiter l’information financière
existante sur le domaine informatique.
Des normes nationales et internationales existent pourtant aujourd’hui pour
faciliter ces travaux et leur adoption, citons Valit ou encore le référentiel
IGSI pour les plus connus. S’appuyer sur de tels standards est fécond :
les parties prenantes ne sont plus face à face mais participent en commun à la
mise en œuvre, celle-ci peut compter sur l’expérience des équipes dans d’autres
projets de conformité ou de qualité et surtout, se reposer sur des méthodes
existantes c’est faire l’économie de leur développement.